Ma Toyota & moi

Toyota Celica 2000 GT : une voiture qui a de la gueule

L’année 1970 annonçait le début de la dynastie Toyota Celica, longue de sept générations. Filip Roose conduit presque tous les jours sa 2000 GT bleue de 1981. La deuxième génération donc, dont il existe près de septante variantes. À l’intérieur de la voiture, trônent un petit mot de sa fille, des photos de ses copains de vélo et une couronne de roses, « reçue d’un prêtre irlandais rencontré dans une chapelle près de Cologne ».

« Je ne parlerais pas de moi comme d’un véritable fan de voitures, il me manque d’ailleurs le bagage technique », admet Filip Roose, 37 ans et cogérant d’Exponanza, un studio d’idées et de composition pour des expositions et musées. « Mais j’aime le rétro et le vintage. Douze vélos de course sont également accrochés dans mon petit garage : de superbes objets, qui peuvent vraiment me rendre poétique ! »

Filip ressent la même chose pour les voitures anciennes : « Elles avaient vraiment de belles formes standard, pleines de caractère, mais là, je ne peux en mettre qu’une seule. Nous avons aussi un Volkswagen Multivan T5. Il me laisse de marbre. Je préfère les T1 et T2. Je me demande parfois quel regard nous porterons sur les voitures actuelles d’ici quelques décennies. Les ‘classiques’ éveilleront-elles autant d’émotions ? »   

De la lingerie, puis un voyage à la mer

« Ma première voiture était une Golf II. J’ai aussi eu une vieille Saab. Il y a ensuite eu les Renault : un Espace et un Scénic. Lorsque nous cherchions, il y a quatre ans, une seconde voiture familiale, j’ai rencontré Dominique Holvoet, un type génial, très attaché aux Toyota classiques. Mon histoire Toyota a commencé lorsque je lui ai emprunté une Toyota 1000 de 1977 (KP30) pour un week-end, pour faire un cadeau d’anniversaire à ma copine. Nous sommes d’abord allés acheter de la lingerie, puis nous sommes partis à la mer avec la voiture. »

« C’était ma première expérience avec une voiture ancienne. J’ai acheté cette voiture peu après. Ça, c’est ce que j’appelle conduire ! Et je pouvais littéralement prendre cette boîte à savon dans mes bras : assis au volant, je pouvais atteindre l’extérieur de la vitre avant du côté passager ! » 

« J’ai pris beaucoup de plaisir à conduire cette voiture pendant trois ans. Mais rouler sur la voie des véhicules lents à une vitesse moyenne de 80 km/h, c’est un peu ennuyeux. Elle était aussi trop petite pour trois enfants et n’avait pas de ceintures à l’arrière. Je faisais de plus en plus souvent la navette entre Burcht et Gand, soit 100 bons kilomètres. Lorsque je me suis laissé convaincre, l’année passée, de participer à un rallye pour classiques, j’ai parlé à Dominique. Pouvais-je la lui échanger contre quelque chose de plus approprié ? Il m’a présenté cette Celica. »

« En comptant le prix d’échange pour la 1000, j’ai payé 6 200 euros. Je trouve cela raisonnable. La voiture venait d’un collègue garagiste de Dominique, qui l’avait lui‑même achetée à un ébéniste d’Opwijk. 'En roulant prudemment, tu peux faire le tour de la Terre avec’, a-t-il dit. Il paraît que les bateaux sur l’Amazone qu’on voit sur National Geographic ont tous des moteurs Toyota. S’ils tombent dans l’eau et qu’on les laisse sécher, ils fonctionnent de nouveau. C’est ce qu’on m’a raconté. » (rires)

My Toyota

Cette machine roule toujours

« La 1000 était mignonne, une voiture qu’on conduit une fleur dans les cheveux. Cette Celica est un vrai bolide m’as-tu-vu, très bruyant. En fait, je devrais me faire pousser un mulet ou accrocher une queue de renard au rétroviseur. Les sièges avant sont un peu accrochés, mais la carrosserie est nickel, pas rouillée. Ses pare-chocs américains ultra solides, de la couleur de la voiture, sont assez rares en Europe. Ils coûtent un bras et résistent à des impacts jusqu’à 11 km/h. Le tableau de bord est en aluminium brossé et elle a des sièges baquets à l’arrière. »

« Tout le monde veut une Porsche classique, sauf moi. Ça, c’est une voiture ‘couillue’, qui a de la gueule. Elle a autrefois été élue voiture la plus laide du monde. Je trouve ça génial. Et pas que moi : beaucoup de gens lèvent le pouce quand ils me croisent. Aujourd’hui, elle est cool. On peut conduire tranquillement avec, mais elle n’a rien à envier aux voitures modernes. Mon père a travaillé à VAB. Les mécaniciens sont toujours contents de dépanner une telle voiture. Ils peuvent travailler dessus. Moi aussi, j’adore cette simplicité. »

« Je n’ai jamais vraiment eu de problème, seulement une direction vétuste et un joint déchiré. Elle subit un entretien tous les 5 000 km. Cette machine roule toujours : j’en suis fasciné. J’ai aussi laissé deux fois les feux allumés, et ma batterie s’est retrouvée à plat. Une fois, ma fille était avec moi, d’où ce petit mot : ‘éteins les feux, please’. Je pourrais la laver un peu plus. Je le fais à la main. Je suis allé au carwash une fois et de l’eau s’est infiltrée. Fermer la fenêtre à fond nécessite une technique spéciale. » 

Un héritage, un morceau de culture

« Ma femme utilise le Multivan, moi la Celica. Quand je l’ai achetée, le compteur affichait 129 000 kilomètres, 20 000 de plus une bonne année plus tard. J’utilise souvent les transports en commun et le vélo pliant, mais je prends ma Celica pour les endroits éloignés ou difficiles à atteindre. Une fois les sièges arrière rabattus, elle a un grand espace de chargement. Parfois, nous emportons deux vélos pliants. J’y ai même déjà transporté une meule vieille de 2 000 ans. Comme je l’utilise souvent, elle n’est pas inscrite comme voiture ancienne. Je veux une voiture totalement approuvée. »   

« La plupart des clients trouvent super de me voir arriver avec, même si j’ai entendu une fois : ‘Tu n’as jamais entendu parler de Kyoto ou quoi ?’. En vérité, j’ignore si elle pollue vraiment plus qu’un Diesel moderne. Elle consomme 10 litres, et notre Multivan moderne 8 à 9 litres de diesel. Ce genre de voiture appartient à notre héritage, c’est un morceau de culture qui doit être maintenu en état. »  

« Je n’aurai plus le droit de rouler à Anvers à partir de février 2017. Je trouve cela ridicule. Je comprends cette règle, mais elle devrait être appliquée de façon cohérente, donc également aux bus de ville et aux camions. Je refuse de payer pour entrer dans la ville. J’habite actuellement à Burcht. Je vais toujours à Anvers à vélo. Je ne sais pas encore ce que je ferai quand toute la Région bruxelloise deviendra une zone basses émissions. »

Toyota

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