Boue, sueur et applaudissements

Toyota monte sur le podium au Dakar 2016

Ce ne sont pas moins de 136 motos, 45 quads, 111 voitures et 55 camions (soit 347 véhicules au total) qui se sont lancés à l'assaut du 38e Dakar depuis Technopolis en Argentine. Le rallye de 15 jours et 9 000 km à travers l’Argentine et la Bolivie a débuté par un court prologue de 11 km et des trombes d’eau à gérer.

Classé deuxième de la catégorie Autos l’an dernier, Giniel de Villiers (#301) du team TOYOTA GAZOO Racing South Africa, a préféré jouer la carte de la sécurité.  Bernhard ten Brinke (#311 OVERDRIVE TOYOTA), 7e au classement général de l’année dernière, s’est vu quant à lui agréablement surpris d’arriver en tête du prologue et de pouvoir ainsi s’élancer en premier lors de la première étape, étape de liaison de 404 km reliant Rosario à Villa Carlos Paz suivie d’une étape spéciale à grande vitesse de 258 km, toute en montées et descentes avec ses sentiers serpentant dangereusement à flanc de montagne.

Les concurrents de la catégorie Motos ont quitté le bivouac, où campent les participants, pour se rendre à l'étape spéciale à 04h00 tandis que la catégorie Autos prenait le départ à 07h13. Malheureusement pour les pilotes et copilotes transis d'impatience de faire vrombir leurs moteurs, des nuages tonitruants sont venus assombrir l'étape de liaison (la section entre le bivouac et le départ de l'étape spéciale), transformant aussitôt les champs alentours en véritables marécages. L’organisateur a alors décidé d’annuler l'étape spéciale pour des raisons de sécurité.

La bruine du lendemain a aussi légèrement écourté la deuxième étape (386 km au lieu de 461 km) mais les pilotes ont tous pu prendre le départ sans contretemps. Les bourbiers, ont fait perdre du temps aux concurrents, mais les Toyota Hilux sont parvenues à s’assurer la moitié des places du top 10, prouvant une fois de plus leur maniabilité en terrain accidenté.  À suivre : la troisième étape, 663 km de tracé similaire à la deuxième étape, avec ses chemins étroits et tortueux où les dépassements sont difficiles, où la poussière diminue la visibilité et la pluie amoindrit l’adhérence.

Un second souffle

El Niño, phénomène météorologique extrême provoqué par le cycle des températures élevées et basses dans le Pacifique, a continué à perturber les concurrents lors de la troisième étape. Les fortes pluies ont rapidement transformé les routes en ruisseaux, ce qui a demandé de la part des pilotes un freinage subtil, une conduite prudente et une concentration hors pair.

Giniel de Villiers a crevé à quelque 14 km de la ligne d’arrivée mais sa TOYOTA GAZOO Racing Hilux a toutefois continué à rouler sans vergogne dans ces conditions et le pilote a donc choisi de poursuivre sans changer son pneu pour finalement terminer à la 4e place.

Malgré un réveil dans un bivouac couvert de boue et des altitudes avoisinant les 3 500 m, la pluie n’a pas joué de grand rôle lors de la quatrième étape. Le manque d’oxygène aura en revanche mis à mal le cœur et les poumons des concurrents et alourdi le moteur atmosphérique de la Hilux V8.

Un vaillant effort de Giniel de Villiers lui a permis de terminer à 11e place. Leeroy Poulter (#319 TOYOTA GAZOO Racing South Africa), d’abord loin derrière en 24e position, a effectué une remontée spectaculaire jusqu'à la 7e place. Yazeed Alrajhi (#305 TOYOTA GAZOO Racing South Africa) a bataillé ferme dans les nuages de poussière dégagés par le véhicule devant lui pour atteindre la 6e place, position qui mérite aussi toutes nos éloges.

Au cours de la première partie de l’étape marathon, les pilotes du Dakar ont roulé en haute altitude dans les environs de Jujuy, puis quitté le bivouac pour rejoindre Uyuni sans bénéficier d’aucune intervention mécanique sur les véhicules. Le 38e Dakar, après des débuts houleux, battait enfin son plein et les équipages Toyota se portaient bien.

Toyota Hilux au Dakar 2016
Toyota Hilux Dakar 2016
Comportement irréprochable

Malheureusement pour de Villiers et ses remontées constantes dans le rallye, sa TOYOTA GAZOO Racing Hilux a perdu trois minutes à cause d’une crevaison à la cinquième étape, le condamnant à la 7e place. Leeroy s’est plaint « d’avoir du mal à suivre les véhicules turbo diesel à cette altitude » mais s'est classé 5e. Autre performance à saluer : celle de Nicolas Gibon dans le TOYOTA AUTO BODY Team Land Cruiser, qui lui a permis de conserver sa première place dans la catégorie Production.

Ce qui nous amène à la sixième étape, qui s’est déroulée sous un ciel radieux (enfin !), une épreuve exténuante de 542 km autour du désert de sel Salar d’Uyuni et une belle démonstration de solidarité dont toute équipe aurait été fière.

Yazeed Alrajhi a terminé à la 3e place et Leeroy était en bonne position à la 8e place lorsque son véhicule s’est retourné à environ 450 km de l’arrivée. Un coup dur pour le Sud-Africain, mais son compatriote Giniel de Villiers, juste derrière lui lors de l’accident, s’est arrêté sans penser au chrono pour l’aider à remettre sa voiture sur ses quatre roues et terminer l’étape.

Dans son Land Cruiser, l’homme de tête de la catégorie Production, Nicolas Gibon, a dû venir à bout d’un radiateur endommagé. Avec l’aide de son coéquipier Akira Miura, il est toutefois parvenu à franchir la ligne d’arrivée.

À l’approche de la moitié du rallye, alors que les pilotes ne désiraient qu’une chose - une course à grande vitesse sans embûche, des précipitations orageuses sont une nouvelle fois venues semer le trouble. Tandis qu’arrive une journée de repos bien méritée, les pilotes Toyota reviennent sur cette première moitié du rallye qu’ils qualifient de bataille d’endurance en haute altitude, et se préparent déjà psychologiquement à faire monter les enjeux à travers les dunes, tracé qui les ramènera à Rosario sous des températures élevées.

Revenons sur les résultats de cette première moitié : à la 6e place, 33 minutes et 41 secondes derrière le leader toutes catégories, se trouve Giniel de Villiers (#301 TOYOTA GAZOO Racing South Africa) ; Leeroy Poulter (#319 TOYOTA GAZOO Racing South Africa) se positionne en 7e place ; et Yazeed Alrajhi (#305 TOYOTA GAZOO Racing South Africa) et Vladimir Vasilyev (#307 G-ENERGY TEAM) se placent respectivement en 8e et 9e positions.

Toyota Hilux, Dakar 2016
Dakar 2016 Toyota Hilux
 
Dakar 2016 Toyota Hilux
 
Des Toyota Hilux au Dakar 2016
Une petite pause

La huitième étape : un soulagement de sable et de pierres pour la plupart des concurrents, avec des sections hors-piste en dur sur lesquelles la conduite est relativement aisée. Grâce à ces portions de route, Leeroy Poulter s'est hissé à la troisième place du classement général mais elles ont contrarié de Villiers, qui a été pris dans des acacias et a perdu 17 précieuses minutes.

Deux crevaisons lors de la neuvième étape, comportant de nombreuses sections hors-piste, auraient pu entraver la progression de pilotes moins avertis mais de Villiers et son copilote Dirk von Zitzewitz ont fait parler la puissance et sont arrivés en quatrième position, à seulement 38 secondes de l’homme de tête. Poulter est resté coincé dans un affaissement profond et a malheureusement perdu énormément de temps (20 minutes) par rapport à la tête du classement.

Toyota voit le côté positif : la prochaine étape s’étendra sur les dunes de sable de Fiambala sur lesquelles les directeurs d’équipe s’attendent à une performance maximum de la Hilux. De nouveaux orages sont toutefois venus écourter cette étape.

Toyota Hilux Dakar 2016 2e étape

Bien que la plupart des concurrents aient préféré rouler en hors-piste pour une plus grande adhérence, de Villiers et von Zitzewitz ont choisi de rester sur la piste. Cela leur a coûté leur arbre de transmission, qu’ils sont cependant parvenus à réparer en seulement huit minutes, et, malgré un nouvel arrêt forcé par la suite, ils ont terminé 6e grâce à leur progression constante. Poulter a terminé à la 10e place mais Alrajhi bien plus loin en raison de boulons endommagés à l'une de ses roues.

Alors que cette neuvième étape, longue de 712 km dont 431 km de spéciale, a été mouvementée pour bon nombre de pilotes, la spéciale de la dixième étape, longue et chaude, allait demander résistance et constance tant de la part des pilotes que des véhicules.

Yazeed a préféré terminer l’étape plutôt que de privilégier la vitesse et termine ainsi à la 5e place, à 11 minutes et 57 secondes derrière l’homme de tête. Giniel de Villiers a subi deux autres crevaisons mais finit 7e grâce à la belle conduite de Dirk von Zitzewitz dans les dunes. Leeroy Poulter se classe deux places plus loin, en 9e position. Les trois pilotes Toyota ont promis de se surpasser le lendemain, lors de l’étape la plus longue du rallye.

D’une longueur de 931 km, dont 481 km d'étape spéciale, et avec un temps de conduite considérable atteignant les cinq heures, voire plus, l’avant-dernière étape verra vainqueur celui qui parviendra à conserver son rythme le plus longtemps. Ce sont les conditions dont les Hilux raffolent et Poulter et de Villiers, premier et deuxième au cours de la course, ont respectivement terminé 3e et 4e, venant se placer en 5e et 3e positions au classement général. Gibon a foncé vers la victoire dans la catégorie Production.

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Toyota Hilux, Dakar 2016
Enfin à l’abri et au sec

Lors de l’étape finale vers Rosario, 699 km au total, dont 180 km de spéciale, Giniel de Villiers a une nouvelle fois prouvé qu’il était un atout de taille en parvenant à se hisser à la troisième place du classement général. Poulter était tout aussi déterminé et a terminé 5e du classement général, son meilleur résultat au Dakar jusqu’à présent.  Pour son second Dakar, Yazeed était heureux de pouvoir, cette fois, franchir la ligne d’arrivée. Nicolas Gibon, dans son TLC LandCruiser 200, a remporté le Dakar pour la troisième fois consécutive dans la catégorie Production, un triplé mérité.

Sillonnant la montagne jusqu’à 4 700 m d’altitude, traversant des dunes de sable où les températures atteignent les 47 degrés, à travers les ruisseaux, les bourbiers, la poussière et les orages violents, le Dakar 2016 aura indéniablement mis à l’épreuve l’homme et la machine, leur stratégie et leur organisation. Le rallye a une nouvelle fois mis en avant l’incroyable résistance de la Hilux et du Land Cruiser, la détermination des équipes, la passion des fans et le fait que le dur labeur, l’esprit d’équipe et les efforts déployés peuvent accomplir de grandes choses.

Le Dakar 2016 vient juste de se terminer, mais les équipes Toyota attendent déjà le suivant avec impatience.

Les équipages Toyota, Dakar 2016
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